Fruit de la Passion ayant été remis à neuf à Simon’s Town, carénage, axe de dérive, peinture de pont, nous profitons de la première fenêtre météo pour contourner la péninsule et rejoindre le Royal Capetown Yacht Club.

Adieu le paradis de Simon’s Town, sa tranquillité légendaires, les crottes de goélands sur le bateau, la réserve naturelle des Boulders et ses pingouins d’Afrique du Sud, la plage dans le club qui nous offrait une baignade tous les soirs dans une eau claire et délicieusement fraiche. Adieu le restaurant et la
gentillesse des membres du club et des équipes. Adieu nos copains congolais vendeurs de bricoles ou techniciens à la marina.

Départ à 3 heures du matin pour arriver à Capetown dans les heures ouvrables. Dans la nuit, seuls le traceur de cartes et la radar nous guidaient.
Les ombres des reliefs se détachaient sur un ciel voilé, avec en point de mire le phare du Cap. L’aube se pointe quand nous doublons le cap. Le vent reste très instable mais la houle du large est redoutable sur les hauts fonds. Nous profitons de quelques stabilités éoliennes au largue pour dérouler le Génois
avec un gain de vitesse substantiel, mais ça ne dure pas. Des perturbations pluvieuses se succèdent, au milieu d’une nuée de bateau de pêche qui tournent curieusement en rond sans doute à la recherche de bans de poissons au sondeur. Merci le radar. En fin de compte, peu de voile et beaucoup de
moteur.
Arrivée sans difficultés mais non sans appréhension dans le port de Capetown. Une fois de plus, le contrôle portuaire me fait répéter deux fois le message que je lis sur la feuille de consignes, et nous autorise « to proceed« . Tank you Maam.


La marina se trouve au fond d’un bassin industriel, relativement calme, malgré les chantiers environnants, et l’autoroute urbaine à proximité ; nous sommes accueillis par de nombreux phoques. Visite en taxi à l’immigration pour ouvrir un dossier de sortie (clearance) puis au Consulat de Belgique pour renouveler
nos passeports. Accueil charmant au 27ième étage d’un building super sécurisé: contrôle au rez de chaussée, ascenseur dédié à l’étage, camera de surveillance avant d’entrer, sas de sécurité etc. La réceptionniste se montre très compréhensive tout en s’intéressant à notre périple ; « peu de gens font
comme ça.. ». Passeport promis dans une, semaine, ce qui correspond à notre fenêtre météo.
Peu de temps après notre arrivée, Alain et Nicole, que nous avions connus à Mayotte puis revus à Richard’s Bay viennent s’amarrer juste à côté de Fruit de la passion. Alain est intarissable sur les améliorations à apporter au bateau et nous fournit une nouveau vit-de-mulet (fixation de la bôme sur la grand mat.
Nous mettrons nos efforts en commun pour aller au ship, au carburant, faires les courses ; Alain connaît quantité de magasins spécialisés dont un fabriquant de bouts, dyneema etc…

Le départ semble se préciser pour dimanche matin : nous partons à deux bateaux vers Walvis Bay en Namibie.